Faire appel au réseau Anact

 

Le réseau Anact propose aux entreprises différentes formes d’accompagnement et de financement en matière de prévention des risques professionnels :

Interventions en entreprises

L’action de conseil de courte durée dont l’objectif est de proposer un cadre à l’entreprise pour qu’elle puisse traiter son problème. Nombre d’entreprises sollicitent le Réseau à titre d’expert sur les questions de prévention et de santé au travail. La réponse principale consiste à les aider à formaliser et à exploiter les traces relatives à la santé et la prévention déjà présentes dans l’entreprise (AT/MP, restrictions médicales, absentéisme, formation, effectif etc.). Ce mode d’action excède rarement 3 jours.

Le diagnostic sur des questions de prévention des risques ou d’atteintes à la santé des salariés. Il caractérise le fonctionnement de la prévention (par exemple la démarche d’évaluation des risques s’est-elle appuyée sur le travail réel), identifie les conditions favorables ou défavorables, formule des hypothèses sur les atteintes possibles à la santé. L’objectif : mettre en mouvement les acteurs pour, par exemple, lancer ou relancer la démarche d’évaluation des risques. La durée de l’intervention est de l’ordre de 5 à 6 jours.

L’accompagnement de projet qui vise à intégrer durablement les questions de santé au travail dans les projets de l’entreprise. L’action visera à identifier des situations de référence, d’élaborer des scénarios, de développer les compétences des acteurs sur la santé. L’accompagnement de projet est toujours une intervention longue dont la durée est proportionnelle à l’ampleur du chantier. Par exemple, l’intégration de la prévention des TMS dans un projet de conception d’une unité de production peut mobiliser une équipe d’intervention pendant de longues semaines. La taille de l’entreprise peut jouer sur la complexité et donc sur la durée du projet.

Toutes ces interventions peuvent également être menées auprès de plusieurs entreprises en parallèle, dans le cadre d’une action collective.
Celle ci peut être déclinée pour les très petites entreprises comme pour des entreprises de plus grande taille, répond à un besoin de mobiliser des ressources externes tout en s’appuyant sur une dynamique d’échanges à dimension territoriale ou/et sectorielle.

Les aides financières

Le Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) est une aide publique aux entreprises et branches professionnelles. Il finance des actions d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques professionnels au-delà des obligations réglementaires notamment qui ont trait aux TMS (troubles musculosquelettiques), aux risques psychosociaux aux questions de maintien dans l’emploi de travailleurs vieillissants et de pénibilité lié à l’âge. Il est accessible aux entreprises et établissements de moins de 250 salariés et aux branches ou organismes professionnels.
En savoir plus sur le FACT

 

7 réactions sur “Faire appel au réseau Anact”

  1.  

    Bonjour,
    Je suis secretaire d’un chsct d’une association à but non lucratif de 70 etp.
    Quelle aide pouvez vous nous apporterhant, sachant les finances faibles des associations?
    Merci

  2.  

    Bonjour,
    Le réseau Anact peut vous accompagner dans le cadre d’un Diagnostic Court. Ce Diagnostic Court analyse le fonctionnement de l’entreprise à partir de situations de travail vécues par les salariés afin de mieux connaître les enjeux des décisions envisagées du double point de vue de l’efficacité de l’entreprise et des implications humaines et sociales. Le Diagnostic Court est une aide publique : les 5 premiers jours sont gratuits pour l’entreprise. Sous certaines conditions, le réseau Anact peut accompagner l’entreprise au-delà de ce diagnostic , l’intervention devenant alors payante.

    Vous pouvez aussi déposer une demande de financement de votre projet dans le cadre du Fonds d’Amélioration des Conditions de Travail

  3.  

    Je travaille pour un employeur dont une des principales missions est la prévention des risques professionnels. Mais il doit considérer que pour ses propres employés, secteur tertiaire, travail de bureau,…le risque est totalement nul car nous allons être relogés pour certain(e)s dans des locaux où ni les règles préconisées quant à la superficie ni celles en matière ergnonomique ne seront respectées… Que me conseillez-vous de faire. Merci d’avance.

  4.  

    Bonjour.
    Si je comprends bien votre situation, vous-même, voir d’autres personnes en interne, avez aussi des connaissances en réglementation et en ergonomie sur la prévention des risques professionnels. Après une instruction de votre part (ou d’autres personnes), je vous conseille de consigner par écrit, les écarts normatifs et/ou réglementaires identifiés dans vos locaux, bureaux et organisation du travail. Ce document (1er état des lieux) permettrait sans doute de discuter avec votre employeur des points relevés, voire de compléter le Document Unique et Plan d’Actions s’il les a réalisé.
    La CRAM de votre région, votre Médecin du Travail ou au contrôleur /inspecteur du travail de votre région peuvent également être informés de la situation, voire apporter des réponses, réaliser des mesures (bruit, chaleur, …) et être un appui tant pour votre dirigeant que pour vous et les personnels.
    Par ailleurs, avez-vous mis en place des Délégués du Personnel ou un CHSCT ? Ces 2 instances ont aujourd’hui presque les mêmes missions
    en santé-sécurité et conditions de travail et l’une ou l’autre contribue fortement à l’appui des compétences externes : Medecin du Travail, Inspecteur ou contrôleur du Travail, CRAM.

    Pascale Mercieca

  5.  

    Bonjour,
    je vous contacte pour savoir si le FACT pouvait être accordé pour une association de secteur rural (Seine et Marne est) oeuvrant dans le champ de l’aide à domicile (depuis 1977), les soins infirmiers et l’hospitalisation à domicile des personnes âgées et dépendantes. Actuellement, le secteur de l’aide connaît des changements institutionnels : concurrence du privé, démarches de certifications et d’accréditations, demandes de professionnalisation des personnels, mais nous n’avons pas d’appui, ni méthodologique, ni financier, pour accompagner ces changements. Les salariés sont en souffrance et se sentent délaissés par leur institution (qui doit faire face à des contraintes nationales et qui a développé considérablement son action : aujourd’hui, l’association emploie plus de 200 salariés pour 1300 prises en charge, environ). Les résultats sont des arrêts maladie, des roulements de personnels, une usure professionnelle et une question d’identité professionnelle, avec de nouvelles recrues manquant de repères communs stables du métier. Nous voudrions donc mettre en place des rencontres (qui ont le même objectif qu’une enquête ou un audit) à l’attention du personnel afin de recenser leurs besoins, de recueillir leurs impressions pour améliorer leurs conditions de travail. Ces réunions seraient menées par un intervenant extérieur, dans une optique d’impartialité et de non jugement. Mais, évidemment, nous n’avons pas le budget nécessaire pour réaliser cette action, ni par la suite, si cela s’avère juste, de proposer des groupes de pratiques professionnelles visant à faire émerger une pensée réflexive du métier et améliorer ainsi les conditions d’un travail qui est très lourd (solitude au domicile, sans médiation institutionnelle - pathologies liées au vieillissement - confrontation à la souffrance et à la mort - conflits relationnels - manque de reconnaissance du métier…)
    Nous avons besoin d’aide. Le FACT pourrait peut-être nous apporter des solutions ?
    Nous vous remercions par avance de l’attention accordée à ce courrier.
    Cordialement

  6.  

    Bonjour!
    Je suis en formation pour un mastère spécialisé QSE et ma mission en entreprise c’est lévaluation des risques professionnels et ergonomie. Il est à noter que c’est un travail au froid. Paralellement, je mène une étude sur les TMS toujours dans la même entreprise. J’aimerai savoir si mon projet peut-être financé et voir suivi par vous?
    Très cordialement!

  7.  

    Nous organisons pour 12 salariés ANPAA un stage de formation (les 20-21-22 septembre 2011) sur les démarches de prévention des risques professionnels : exemples de diagnostics et de mise en place d’indicateurs de progrès (réussite). Une intervenante de l’ANACT ou l’ARACT pourrait-elle y répondre? Merci. B Fauquenot (bfauquenot@anaa.asso.fr)

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